QVR anges CMS

DE PATIENTES DU CMS À PORTEURS DE LUMIÈRE

Les porteurs de lumière font chaque année une grande différence pour la campagne Québec ville en rose en générant, à eux seuls, plus de la moitié des profits dédiés au Centre des maladies du sein (CMS). Les porteurs de lumière qui ont été personnellement affectés par le cancer du sein sont motivés par le désir d’aider à leur tour les « Anges du CMS ». Voici les histoires de deux battantes, Julie et Marick, qui ont choisi de partager leur histoire afin d’inspirer d’autres patients à s’engager, tout comme elles.

 

Julie Lemay

Quand les « Anges du CMS » prennent soin d’un « Ange de la santé »

Enceinte de son premier en­fant, Julie Lemay découvre une bosse sur un sein… puis tout s’enchaîne en quelques jours. La Dre Brigitte Poirier, oncologue au Centre des maladies du sein (CMS), lui annonce un diagnostic saisissant : un cancer du sein plutôt agressif qui doit être traité le plus rapidement possible.

« À 36 semaines de grossesse, ce n’est pas le scénario envisagé! J’ai reçu cette nouvelle le vendredi et, le dimanche sui­vant, j’étais hospitalisée afin de donner naissance à ma fille… » Deux semaines plus tard, Julie débutait les traitements de chimiothérapie alors que son bébé était hospitalisé à l’unité néonatale du CHUL. « J’ai vécu des jours éprouvants, je vous le confirme! Au-delà du choc, je considère que l’accompagnement que j’ai reçu par toute l’équipe du CMS a été teinté d’une grande délicatesse et d’hu­manité, dès le premier contact.»

Chaque semaine, plusieurs femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein au Centre. Dès ce moment, elles sont invitées à participer à une séance d’information de groupe afin d’être ou­tillées à faire face à la maladie. « Cette rencontre m’a beaucoup apporté. Je me suis tout de suite attachée à Vicky, la gentille infirmière qui a pris le temps de nous partager plein de trucs pour nous aider à mieux vivre avec le cancer. La retrouver lors de mes premiers traite­ments m’a rassurée aussi. »

Julie a reçu de la chimiothérapie préopératoire pendant six mois, toutes les semaines. Elle participait alors à un programme de recherche clinique mené au CMS. « Prendre part à cette étude était avantageux, car cela me donnait la chance d’être toujours suivie par la même infirmière de recherche, Guylaine Julien, une femme extraordinaire! J’ai eu l’impression d’être impliquée au cœur d’un projet, de contribuer en quelque sorte à faire avancer la recherche, et cela me rejoignait beaucoup. »

Chaque personne qu’a côtoyée Julie lors de ses visites hebdomadaires au CMS a joué un rôle dans ce passage obligé. Même le préposé qui lui apportait une couverture chauffante pour qu’elle soit confortable lors des traitements! « On peut penser que l’atmosphère est lourde à l’hôpital, mais les gens qui y travaillent la rendent plus légère. Leur approche ain­si que tous les petits plus que les dona­teurs de la Fondation du CHU de Québec ont permis d’acquérir pour les patients aident vraiment. »

Elle a été opérée en octobre 2019. De­puis, plus de cancer, Julie est considé­rée en rémission. Toutefois, elle reçoit un traitement d’immunothérapie nova­teur visant à réduire les risques de réci­dive. Car le pronostic est plutôt sombre lorsque l’on fait face à un cancer du sein « triple négatif » et Julie est très consciente de cette ombre au tableau… « J’ai un espoir adéquat en ma situa­tion… Tant que l’immuno fonctionne, j’ai une qualité de vie intéressante et je vais bien. Je profite de chaque instant avec ma fille, je lui crée des souvenirs le plus possible au cas où tout basculerait… La partie n’est pas encore gagnée, mais j’ai envie d’aller de l’avant! Je suis pneumologue et j’ai un grand désir, celui de pouvoir prati­quer à nouveau. Je veux que la maladie qui m’a affligée serve à quelque chose, qu’elle me permette de prendre soin de mes patients différemment maintenant que je vis les choses du même côté qu’eux! Ça ne peut que me rendre meil­leure comme médecin! »

Espérons que Dre Julie Lemay puisse reprendre son rôle « d’Ange de la santé » à son tour!

Marick Brisson

Garder un souvenir positif de son passage au Centre des maladies du sein

C’était en 2010. Marick Brisson apprenait une nouvelle qu’aucune femme ne veut recevoir : elle était atteinte d’un cancer du sein. C’est au Centre des maladies du sein (CMS) qu’elle a été prise en charge.

« Lors de ma première opéra­tion, effectuée par la Dre Christine Desbiens, chirur­gienne-oncologue, j’étais nerveuse car je ne savais pas ce qui m’attendait. J’ai vite constaté à quel point tout l’entourage médical savait exactement quoi faire pour moi. Ils sont d’un professionnalisme remar­quable et j’ai trouvé cela tellement rassurant! Tous les membres de l’équipe de soins étaient empathiques et souriants. Ça rendait les traitements plus faciles à traverser. Puis, la deuxième chirurgie m’a paru moins effrayante puisque je me sentais en totale confiance. » Cette fois, c’est la jeune Dre Dominique Leblanc, alors au début de sa pratique, qui a fait l’intervention visant à enrayer le cancer totalement. La radiothérapie a en­suite complété son parcours médical.

Elle ne peut toutefois affirmer que tout cela est der­rière elle. « Chaque année, au moment de la mammo­graphie, je vis une certaine inquiétude et je crois que ça sera toujours comme ça désormais. Traverser un cancer, ça remet les choses en perspective! Le fait que je sois bien suivie me conforte. »

Marick est bien entourée. Elle et son mari ont un grand réseau parmi lequel de nombreuses femmes sont également touchées par le cancer du sein. C’est pour elles et aussi par reconnaissance envers l’équipe du CMS que Marick s’implique. Elle s’engage avec convic­tion, car elle constate que, depuis les débuts de sa mésaventure avec la maladie, bien des choses ont évolué au CMS. « Des nouveaux services très intéressants sont offerts aux femmes, que ce soit pour améliorer leur confort pen­dant les traitements ou encore pour les ac­compagner dans leur quotidien. L’arrivée au sein de l’équipe de nouveaux professionnels de la santé tels que la kinésiothérapeute, les psychothérapeutes, pour ne nommer que ceux-là, est très positive. Je sais que chaque don que je recueille fait une réelle différence dans le travail des personnes for­midables qui oeuvrent au Centre et que cela aide vraiment les femmes d’ici. »

Elle est donc porteur de lumière à nou­veau cette année et espère inspirer d’autres femmes à s’impliquer en soutien au travail important des « Anges du CMS ».

Découvrir les Anges du CMS

Aller en haut